Bougies : Ma démarche éthique


Pour faire les bougies "Magical Time", la démarche responsable et éthique a été au coeur du problème pour faire le choix des produits que j'allais utiliser.


Les mèches


Au départ, je me suis naturellement dirigée vers des mèches standards en coton. Mais je me confrontais à plusieurs problèmes : le manque de traçabilité des mèches d'une part, sans moyen de savoir d'où vient le coton, où a été construite la mèche. Le mieux que je puisse avoir est une provenance Europe, rarement certifié bio. Il aurait donc du que je fasse moi même les mèches, et là encore problème car la culture du coton, bio ou pas, pose de sérieux problème de part sa consommation d'eau d'irrigation car c'est la culture la plus consommatrice d'eau après le riz et le blé : 5263 litres d'eau par kilo de coton. Soit un demi litre d'eau par bougie pour un si petit truc ! Bref, je m'apprêtais à faire des concessions.


Et au fil de mes recherches j'ai découvert ce que je voulais : des mèches en bois. Elles sont faites en bois non traité, d'arbres fruitiers indigènes certifié FSC, et la société Lumetique qui les fabrique à un partenariat avec l'association "Tree for the future" et fait planter un arbre pour chaque 100$ de mèches vendues, soit plus de 10 000 arbres par an, avec une démarche globale auprès de 3 000 familles subsahariennes qui vivent et sont autonome grâce à ce projet. Le seul hic dans l'équation pour moi étant que les mèches proviennent des USA, mais étant donné qu'ils ont des distributeurs tout autour du globe, aux UK pour ma part, je pense que les avantages l'emporte sur l'empreinte carbone du transport.

Autres avantages non négligeable : j'adore ! J'adore l'idée d'un mini feu de bois dans les bougies, du bruit de craquement du bois qui se consume et la flamme en longueur.


Les cires


La cire d'abeille est pour moi une évidence : un produit 100% naturel, noble, sans aucun traitement. Lorsqu'on allume une bougie de cire d'abeille, elle libère des ions négatifs qui annulent la charge positive des contaminants de l'air ambiant, et elle purifie donc notre environnement. Elles sont même bénéfiques pour des personnes souffrants d'allergie ou d'asthme.

Mais bien évidemment, pas n'importe quelle cire. La cire que j'utilise viens de St Sauves d'Auvergne où Elisabeth transmets la passion familiale issue de son père et son arrière grand père depuis 23 ans. Elle s'est engagé dans le bio il y a 10 ans pour préserver son terroir et ses abeilles. Il y a de la passion dans cette cire. Alors oui, les bougies à la cire d'abeille sont plus chère car c'est un produit minutieux à récolter, qui ne doit pas être produit en grande quantité pour préserver les ruches.


En plus de la cire d'abeille, je souhaitais aussi proposer une alternative vegan et si possible moins onéreuse. L'alternative rencontrée habituellement est la cire de soja. Mais cela ne me convient pas car la culture du soja se fait presque uniquement aux USA et en Asie, et ne permet pas la rotation des cultures (donc épuise les sols où on la pratique). Et là où est planté du soja pour en faire de la cire, il n'y aura donc jamais autre chose notamment de la nourriture pour humain ou animal. Je me suis donc orientée vers de la cire de colza qui a été créée il y a quelques années (la cire, pas le colza). Elle est cultivée et transformée en Europe, ce qui réduit l'empreinte carbone, et sans OGM. Contrairement au soja et palme, le colza se cultive en rotation de culture ce qui permet au sol de se reminéraliser, s'azoter... De plus, le colza se transforme en fourrage pour les bêtes, huile, ou pour nous cire. Cette cire éthique a aussi des inconvénients puisqu'elle est plus chère que le soja et qu'elle est un brin capricieuse : elle a tendance à se fracturer, givrer ou mal adhérer aux parois des contenants. Par contre, elle fond à basse température, ce qui permet de prolonger la durée de vie de la bougie (50h pour mes petites en théorie, mais je vous confirmerais cela bientôt). Les contenants


Là aussi ce ne fut pas simple. La cire d'abeille et la cire de colza étant assez difficile à démouler, sauf dans des moules en latex ou silicone (alors que j'aurais aimé des moules en métal), j'ai donc décidé de faire des bougies coulées dans un contenant. Mais lequel ?

Le seul matériel qui ne craint pas la chaleur, 100% recyclable, réutilisable, c'est le verre. Après il y a aussi une question d'esthétique.

J'ai opté pour les célèbres bocaux Weck allemand. C'est une entreprise familiale qui date de 1892 et dont la production est encore aujourd'hui locale à Öflingen. J'aime leur look, mais surtout une fois la bougie fondue, on peut le réutiliser à l'infini pour ranger de l'épicerie, ou pour le faible coût d'un joint en faire des bocaux étanches. Pour finaliser l'esprit zéro déchet, j'offrirais 10% de réduction aux personnes qui me renvoi leurs pots pour les remplir à nouveau d'une bougie.